• Astuces pour maîtriser sa faim

    Astuces pour maîtriser sa faim

    Faim et envie de manger

    Faim et envie de manger correspondent à deux entités bien distinctes. La première est le témoin de la physiologie : c’est une urgence correspondant à un début d’hypoglycémie. La seconde correspond au plaisir immédiat, au besoin qu’il faut assouvir dans un délai très rapide.

    Il est important de définir, avec la nutritionniste, un poids idéal ou « raisonnable » tenant compte de votre hérédité, de votre morphologie, de votre histoire personnelle, de votre mode de vie, de votre métabolisme

    Les émotions peuvent couper la faim, ou au contraire l’augmenter. Ce n’est pas de « la faim » à proprement parler, mais plutôt de l’envie de manger, correspondant à un processus de défense, de compensation, pour combattre l’anxiété, chasser des pensées dérangeantes et des ruminations obsédantes. Quelle est la conduite à tenir ?

    Il faut donc travailler à trois : avec soi-même (son corps, ses sensations, ses sentiments, ses envie), avec l’aliment et avec le thérapeute afin de gérer au mieux les difficultés émotionnelles.

     

     

    Manger : un acte multi-sensoriel

    L’acte alimentaire est un acte multi-sensoriel : c’est-à-dire que des informations, collectées par nos sens, arrivent à notre cerveau

    Le nez / l’odorat

    Le lobe olfactif dans le cerveau est intimement lié aux centres émotionnels. On réagit souvent parfaitement inconsciemment à des odeurs. Une des stratégies marketing de nombreuses entreprises est l’utilisation d’odeurs pour influencer notre comportement à notre insu. Les arômes nous renvoient toujours à notre histoire et ne sont jamais neutres. C’est le phénomène de la fameuse madeleine de Proust.

     

    Les yeux / La vue

    Un aliment bien présenté stimule nos sens et participe au plaisir alimentaire et donc à la satisfaction des sens.

     

    Les oreilles / L’ouïe

    L’ouïe intervient à la fois pour entendre les bruits de croquant en mangeant, et les bruits environnants. Si on mange dans un environnement très bruyant, on perçoit bien moins les goûts et on a bien moins de plaisir gustatif, ce qui conduit souvent à des prises alimentaires exagérées.

     

    Les mains/Le toucher

    C’est le contact direct avec l’aliment. Le mou, le doux, le chaud donne envie. Le toucher participe dans une large mesure à notre perception d’un aliment. Le côté croustillant ou ramolli d’un biscuit est important pour notre plaisir gustatif.

     

    La langue/Le goût

    Le goût est le sens par lequel on perçoit les saveurs (acide, salé, amer, sucré) à l’aide des papilles situées sur la langue, mais d’une façon générale, on parle du goût comme une impression polysensorielle, qui inclut plusieurs sens à la fois. Sur un point, cependant, tous les êtres humains se rejoignent : à la naissance et pendant l’enfance, nous avons tous un penchant plus ou moins prononcé pour le sucré. Ce goût reste pour la plupart d’entre nous source de plaisir et de réconfort tout au long de la vie, même si nous l’apprécions à des intensités différentes.

     

     

    Les Astuces pour manger moins

    Pour manger moins avec plus de plaisir, il faut :

    1. Déguster avec plus d’attention
    2. Manger lentement permet d’apprécier des goûts agréables pendant plus longtemps avec une quantité modeste. Chaque changement de goût stimule les centres sensoriels du cerveau et participe au rassasiement . Un quart de carré de chocolat noir peut laisser des souvenirs pendant des années si on le mange lentement et avec plaisir alors qu’une tablette de chocolat avalée vite et dans la peut être oubliée en quelques minutes. L’hypothalamus (organe du cerveau qui contrôle la prise alimentaire) a besoin de temps pour déclencher la libération de l’hormone de la satiété. En prenant son temps, on mange moins.
    3. Décrire avec un maximum de mots l’aliment qu’on est en train de manger permet de mieux ressentir les goûts. Plus on met de mots sur ce qu’on mange et mieux on inscrit la prise alimentaire dans la mémoire
    4. Cuisiner de façon régulière et variée conduit souvent à devenir plus exigeant. Les aliments standardisés proposés par l’industrie agroalimentaire ne sont souvent pas aussi satisfaisants que des plats faits « sur mesure » à son goût. . Lors des repas à la maison, on peut préparer une salade ou des crudités avec deux vinaigrettes différentes, déguster différentes variétés de poires au dessert.
    5. Prendre ses repas à heure régulière
    6. Que chaque repas comporte protéines, féculents et fibres (fruits et/ou crudités et/ou légumes)
    7. Pratiquer une activité physique régulièrement
    8. ET SURTOUT : PRENDRE DU PLAISIR

     

    Dr Nathalie Sprung

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