• Le boom des allergies alimentaires

    Le boom des allergies alimentaires

    Actuellement, on assiste à une augmentation des cas d’allergies alimentaires en France. Chez les adultes, le pourcentage des personnes touchées est d’environ 3,5 %. Le taux se situe entre 3 et 8 % chez les plus jeunes. Cette différence ne manque pas de préoccuper, poussant même les spécialistes de l’Institut Français pour la Nutrition d’encourager le partage de recommandations dédiées au grand public ainsi qu’une amélioration de l’étiquetage des produits alimentaires.

     

    Point sur les allergies en France

    Force est de constater que les allergies alimentaires gagnent du terrain en France. De leur côté, les pédiatres et les allergologues ont remarqué des évolutions importantes par rapport à ces problèmes de santé. Ils ont ainsi remarqué une hausse des allergies sévères impliquant une défaillance des reins, du cœur ou encore des vaisseaux sanguins et qui peuvent coûter la vie aux patients lorsque ces derniers sont traités trop tard. Ils ont également noté un accroissement des polysensibilisations : les individus souffrant d’allergies alimentaires sont sensibles à plusieurs aliments à la fois. Cette situation est notamment constatée chez des patients très jeunes. Parallèlement à tout cela, l’arachide se trouve en tête de liste des allergisants, autant du point de vue des nombres de cas que de la sévérité des « crises ».

     

    Les allergies à l’arachide

    Si l’on s’intéresse aux allergènes les plus courants, l’œuf et le lait constituent les tout-premiers produits sensibilisants chez les tout-petits. Néanmoins, l’allergie à l’arachide se manifeste de plus en plus tôt. Et elle supplante les autres allergènes chez les enfants appartenant à la tranche d’âge des « 3 – 6 ans ». Par ailleurs, il s’agit d’une allergie qui perdure souvent toute la vie, les guérisons sont très rares.

    L’évolution des allergies à l’arachide coïncide paradoxalement avec la hausse de consommation d’arachides. En effet, on retrouve de plus en plus ce produit sur le marché, sous forme de cacahouètes, de beurre de cacahouètes (ou autre). Celui-ci fait beaucoup office de parfum et on le retrouve aussi dans les graisses d’origine végétale.

    Dans le but d’endiguer les risques d’allergie, des producteurs ont déjà adopté des mesures, comme l’exclusion de l’huile d’arachide pour toutes les recettes dédiées à des enfants de bas âge (entre 0 et 3 ans). Certains fabricants ont également instauré des process destinés à mieux retracer les allergènes. Quoi qu’il en soit, il n’est pas toujours aisé de connaître avec exactitude le composé de certaines matières premières.

     

    Ce que conseillent les spécialistes

    Au sein de l’Institut Français pour la Nutrition, les experts soumettent quelques recommandations par rapport aux allergies alimentaires. D’abord, les producteurs devraient accéder à une liste des allergènes qui ne devraient pas être présents dans les produits alimentaires. Ensuite, il faudrait mettre au point des techniques pour dépister les allergènes. Parallèlement, il faudrait optimiser la connaissance des matières graisses et des bases aromatiques, en particulier pour les produits qui pourraient renfermer des dérivés d’arachide. Parmi les recommandations, il y a aussi une amélioration de l’étiquetage des produits afin que les acheteurs puissent savoir exactement à quoi s’en tenir au moment d’acheter un produit. Enfin, il serait nécessaire de mieux informer le public sur les allergies alimentaires et sur les meilleurs menus destinés aux tout-petits, le tout via le corps médical.

     

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